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ACCIDENT de chute d'ECHADAUDAGE

23 Mai 2016, 08:00am

Publié par VASSEUR SANDRINE

Les échafaudages sont des équipements de travail indispensables pour le secteur du bâtiment. Mais les travaux nécessitant l’utilisation d’un échafaudage demeurent à l’origine du risque majeur d’accidents graves dans les entreprises du BTP (chutes de hauteur, chute d’objet, effondrement d’échafaudage…). Presque la moitié de l’ensemble des manquements relevés par les inspecteurs lors de leurs visites de chantiers porte sur le mauvais état ou l’utilisation incorrecte d’échafaudages.

Les échafaudages sont des équipements de travail indispensables pour le secteur du bâtiment. Ils garantissent l'efficacité et la sécurité des travaux durant chaque phase de construction ou de réparation en permettant l’accès aux façades, toits, charpentes, murs et plafonds. Mais les travaux nécessitant l’utilisation d’un échafaudage demeurent à l’origine du risque majeur d’accidents graves dans les entreprises du BTP (chutes de hauteur, chute d’objet, effondrement d’échafaudage…). Presque la moitié de l’ensemble des manquements relevés par les inspecteurs lors de leurs visites de chantiers porte sur le mauvais état ou l’utilisation incorrecte d’échafaudages.
Pour garantir la sécurité du personnel, la réglementation prévoit des contrôles périodiques des échafaudages et impose une formation aux personnes chargées de monter, démonter ou modifier ces installations. Les échafaudages sont non seulement des sources de dangers pour les monteurs, mais aussi pour les ouvriers de tous les corps de métier appelés à travailler dessus et pour les autres travailleurs ou passants au sol.
Les échafaudages sont des structures réticulées formées d'éléments verticaux (poteaux), d'éléments horizontaux (moises longitudinales et transversales) et d'éléments pour le contreventement assurant la stabilité (diagonales, jambes de force, goussets), avec des accessoires d'appui sur le sol et de soutien en tête.
On distingue :

  • Les échafaudages fixes de pied (échafaudage de façade, multidirectionnel),
- dont la structure est composée uniquement de tubes et colliers. Le choix des éléments s'est fixé sur des tubes car le moment d'inertie est égal pour toutes les directions, particulièrement pour les éléments comprimés (poteaux, diagonales), les plus usités étant les tubes rond en acier.
- en structure métallique construite à partir d’éléments préfabriqués, reposant au sol ou sur des appuis solides par l’intermédiaire de platines et vérins. Il est généralement ancré à l’ouvrage.

Ces structures sont équipées de planchers de travail et de moyens d’accès.
Ces échafaudages sont destinés à permettre l'accès des ouvriers en tous points d'un bâtiment de grande hauteur et /ou d’architecture complexe (pont, barrage, clocher …) à édifier ou à réparer.

  • Les échafaudages roulants. Les échafaudages sur roues sont davantage utilisés lors de la phase de finition d’un ouvrage par la plupart des utilisateurs du secteur du second œuvre (peintres, plâtriers…) Les échafaudages roulants sont vite mis en place, polyvalents et avantageux en cout.
  • Les échafaudages sur tréteaux sont le plus souvent utilisés pour des travaux à des petites hauteurs comme la construction de murs par l’intérieur d’un bâtiment
  • Les échafaudages sur consoles sont utilisés surtout pour la construction ou la réparation de maisons individuelles.
  • Les échafaudages sur taquets d’échelle sont interdits.

Les principaux risques

Les risques occasionnés par les échafaudages sont notamment :
- les chutes de hauteur,
- les chutes d’objets,
- la manutention,
- l’électrisation,
- l’effondrement partiel ou complet de l’échafaudage,
- le renversement de l’échafaudage

La chute de l'échafaudage et la chute sur l'échafaudage représentent avec plus de 50%, le plus grand risque d'accident dans le domaine des accidents d'échafaudage, suivi de « se heurter, se coincer ».
Ces risques peuvent être aggravés en fonction de l’environnement du chantier, particulièrement dans les cas suivants :

 

- Voie publique très passagère à proximité
- Lignes électriques ou caténaires proches
- Conditions climatiques sévères, vent fort et gel
- Situation géographique : terrain en déclivité, sol instable, travaux aux abords et au-dessus de l’eau ...

Les causes d’accidents

Les causes d'accident sont nombreuses, mais la construction non appropriée d'un échafaudage et le manque de coordination sont les principales.
Dans ce contexte, il est donc extrêmement important que les parties prenantes unissent leurs efforts:

  • planificateurs et maîtres d'ouvrages, chefs de chantiers
  • monteurs échafaudeurs
  • utilisateurs d'échafaudages

Ces trois groupes de personnes jouent un rôle capital pour la sécurité des échafaudages. Les projets de construction actuels sont complexes, les délais souvent très courts. La planification, la préparation du travail et la collaboration jouent donc un rôle d’autant plus important.

Les mesures de prévention

La recommandation R 408 de la CNAMTS du 10 Juin 2004 a pour objet de favoriser une mise en œuvre efficace d’un échafaudage fixe ou roulant en sécurité.
Parmi les nombreux conseils, on peut noter :

  • Les échafaudages doivent être montés et utilisés conformément aux dispositions prévues par le fabricant et maintenus dans cette configuration. Dans ce but, il convient avant utilisation et périodiquement de s'assurer que toutes les prescriptions de montage sont respectées et maintenues. Ceci concerne aussi les dispositions en matière de stabilisation de l'échafaudage.
  • Les monteurs doivent être formés à leur tâche et les utilisateurs avertis des choses à faire et à ne pas faire pour utiliser l'échafaudage en sécurité.
  • L'accès aux planchers de travail doit être réalisé par l'intérieur, grâce à des planchers équipés de trappes et d'échelles d'accès, de préférence inclinées. Un garde-corps supplémentaire doit être prévu au niveau de la travée d'accès pour éviter le risque de chute de hauteur depuis l'échelle.
  • Vérification du matériel : Les composants d’un échafaudage doivent faire l’objet d’une vérification de leur bon état de conservation avant toute opération de montage d’un échafaudage. Le matériel endommagé ne doit jamais être utilisé.
  • Charges : Vérifier que le plancher ne soit pas surchargé.
  • Appuis au sol : Les surfaces d’appuis sont à déterminer en fonction des charges de l’échafaudage, poids propre et charges d’exploitation. Ces charges permettent de déterminer la pression au sol en fonction de la surface d’appui.
  • Pour un échafaudage roulant :
    Les roues d’un échafaudage roulant doivent toujours être bloquées pendant le travail. Vérifier aussi que les roues ne soient pas surchargées.
    L’échafaudage doit être équipé de chaque côté ouvert d’une protection antichute (constituée d’une lisse supérieure, d’une lisse intermédiaire et d’une plinthe).
    Opter pour un échafaudage avec des trappes dans les planchers de travail pour pouvoir y accéder par l’intérieur. Ne jamais accéder à un échafaudage roulant par l’extérieur.
    Le plancher de travail d’un échafaudage roulant ne doit jamais être utilisé comme lieu de stockage.
    Ne pas installer de passerelle entre deux échafaudages à moins que les 2 échafaudages roulants ne puissent bouger et que la passerelle soit pourvue de garde-corps.
    Ne pas utiliser d’échafaudages métalliques à proximité de conduites électriques sans faire isoler celles-ci.
    Ne pas bâcher un échafaudage roulant à moins que le calcul n’ait été établi en tenant compte d’une prise au vent plus élevée.
    Protéger le passage autour de l’échafaudage au moyen d’une signalisation et d’un balisage adéquats.
    S’assurer qu’aucun objet ou qu’aucune personne ne puisse tomber de l’échafaudage lorsque celui-ci est déplacé.
    Déplacer uniquement un échafaudage roulant dans le sens longitudinal ou en diagonale mais jamais dans le sens de la largeur.

Equipement de protection individuelle pour les monteurs d’échafaudages

  • Chaussures de sécurité
    chaussures montantes obligatoires
  • Casque de protection
    protection contre la chute d’objets et les coups à la tête
  • Lunettes de protection
    protection lors du démontage d’échafaudages et contre la lumière du soleil
  • Gants
    protection contre le froid, l’humidité et les objets pointus
  • Gilet de sauvetage
    pour les travaux aux abords ou au-dessus de l’eau
  • Harnais d'antichute
    Il est constitué de différentes sangles qui, en cas de chute, répartissent les efforts sur les parties les plus solides du corps (cuisses, bassin)
  • Antichute
    système qui se bloque dès que l’accélération de l’utilisateur est trop importante, avec accrochage à un niveau supérieur à celui de la taille. Il doit permettre de stopper la chute dans son premier mètre.
  • Absorbeur d’énergie
    dispositif obligatoire dès que la chute peut dépasser un mètre. Il amortit la chute afin de limiter les effets de la décélération en dessous d’un seuil qui provoquerait des lésions du corps humain.
  • Système de liaison
    Il est composé d’une longe et d’un dispositif d’attache (mousqueton par exemple). La longueur de la longe ou de l’ensemble constitué par la longe et l’absorbeur ne doit pas dépasser 2 mètres.

Protections collectives

La gamme de sécurité et protection pour échafaudages comporte notamment :

  • le garde - corps de montage et de sécurité
  • les liens pour bâche pour la sécurisation des bâches d'échafaudages sur les échafaudages,
  • les filets à débris et les systèmes de filets de sécurité pour le captage des chutes de débris,
  • les plaques pour pieds d'échafaudage pour la stabilité des échafaudages,
  • les capes pour extrémités de tubes et le ruban adhésif de sécurité.
  • la Barrière Ecluse qui protège toutes les personnes travaillant sur un échafaudage en sécurisant le chargement ou le déchargement sur l'échafaudage et protège l'opérateur à tous les stades de l'approvisionnement.


Réglementations diverses et normes applicables aux échafaudages de pied et aux échafaudages roulants

  • Le Code du Travail

- Décret n°2004-924 du 1er Septembre 2004 relatif à l’utilisation des équipements de travail mis
- à disposition pour des travaux temporaires en hauteur
- Arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages
- CIRCULAIRE DRT 2005/ 08 du 27 juin 2005 relative à la mise en œuvre du décret du 1er septembre 2004 et de l’arrêté du 21 décembre 2004

Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)
Article R4323-69
Les échafaudages ne peuvent être montés, démontés ou sensiblement modifiés que sous la direction d'une personne compétente et par des travailleurs qui ont reçu une formation adéquate et spécifique aux opérations envisagées.
Le contenu de cette formation est précisé aux articles R. 4141-13 et R. 4141-17. Il comporte, notamment :
1° La compréhension du plan de montage, de démontage ou de transformation de l'échafaudage ;
2° La sécurité lors du montage, du démontage ou de la transformation de l'échafaudage ;
3° Les mesures de prévention des risques de chute de personnes ou d'objets ;
4° Les mesures de sécurité en cas de changement des conditions météorologiques qui pourrait être préjudiciable aux personnes en affectant la sécurité de l'échafaudage ;
5° Les conditions en matière d'efforts de structure admissibles ;
6° Tout autre risque que les opérations de montage, de démontage et de transformation précitées peuvent comporter.
Cette formation est renouvelée dans les conditions prévues à l'article R. 4323-3.

Article R4323-70
La personne qui dirige le montage, le démontage ou la modification d'un échafaudage et les travailleurs qui y participent disposent de la notice du fabricant ou du plan de montage et de démontage, notamment de toutes les instructions qu'ils peuvent comporter.
Lorsque le montage de l'échafaudage correspond à celui prévu par la notice du fabricant, il est réalisé conformément à la note de calcul à laquelle renvoie cette notice.
Lorsque cette note de calcul n'est pas disponible ou que les configurations structurelles envisagées ne sont pas prévues par celle-ci, un calcul de résistance et de stabilité est réalisé par une personne compétente.
Lorsque la configuration envisagée de l'échafaudage ne correspond pas à un montage prévu par la notice, un plan de montage, d'utilisation et de démontage est établi par une personne compétente.
Ces documents sont conservés sur le lieu de travail.

Article R4323-71
Une protection appropriée contre le risque de chute de hauteur et le risque de chute d'objet est assurée avant l'accès à tout niveau d'un échafaudage lors de son montage, de son démontage ou de sa transformation.

Article R4323-72
Les matériaux constitutifs des éléments d'un échafaudage sont d'une solidité et d'une résistance appropriées à leur emploi.
Les assemblages sont réalisés de manière sûre, à l'aide d'éléments compatibles d'une même origine et dans les conditions pour lesquelles ils ont été testés.
Ces éléments font l'objet d'une vérification de leur bon état de conservation avant toute opération de montage d'un échafaudage.

Article R4323-73
La stabilité de l'échafaudage doit être assurée.
Tout échafaudage est construit et installé de manière à empêcher, en cours d'utilisation, le déplacement d'une quelconque de ses parties constituantes par rapport à l'ensemble.

Article R4323-74
Les échafaudages fixes sont construits et installés de manière à supporter les efforts auxquels ils sont soumis et à résister aux contraintes résultant des conditions atmosphériques, notamment des effets du vent. Ils sont ancrés ou amarrés à tout point présentant une résistance suffisante ou protégés contre le risque de glissement et de renversement par tout autre moyen d'efficacité équivalente.
La surface portante a une résistance suffisante pour s'opposer à tout affaissement d'appui.

Article R4323-75
Le déplacement ou le basculement inopiné des échafaudages roulants lors du montage, du démontage et de l'utilisation est empêché par des dispositifs appropriés.
Aucun travailleur ne doit demeurer sur un échafaudage roulant lors de son déplacement.

Article R4323-76
La charge admissible d'un échafaudage est indiquée de manière visible sur l'échafaudage ainsi que sur chacun de ses planchers.

Article R4323-77
Les échafaudages sont munis sur les côtés extérieurs de dispositifs de protection collective tels que prévus à l'article R. 4323-59.

Article R4323-78
Les dimensions, la forme et la disposition des planchers d'un échafaudage sont appropriées à la nature du travail à exécuter et adaptées aux charges à supporter. Elles permettent de travailler et de circuler de manière sûre. Les planchers des échafaudages sont montés de telle sorte que leurs composants ne puissent pas se déplacer lors de leur utilisation. Aucun vide de plus de 20 centimètres ne doit exister entre le bord des planchers et l'ouvrage ou l'équipement contre lequel l'échafaudage est établi.
Lorsque la configuration de l'ouvrage ou de l'équipement ne permet pas de respecter cette limite de distance, le risque de chute est prévenu par l'utilisation de dispositifs de protection collective ou individuelle dans les conditions et selon les modalités définies aux articles R. 4323-58 à R. 4323-61. Il en va de même lorsque l'échafaudage est établi contre un ouvrage ou un équipement ne dépassant pas d'une hauteur suffisante le niveau du plancher de cet échafaudage.

Article R4323-79
Des moyens d'accès sûrs et en nombre suffisant sont aménagés entre les différents planchers de l'échafaudage.

Article R4323-80
Lorsque certaines parties d'un échafaudage ne sont pas prêtes à l'emploi notamment pendant le montage, le démontage ou les transformations, ces parties constituent des zones d'accès limité qui sont équipées de dispositifs évitant que les personnes non autorisées puissent y pénétrer.
Les mesures appropriées sont prises pour protéger les travailleurs autorisés à pénétrer dans ces zones.

  • Les normes

NF EN 12810-1 Échafaudages de façade en composants préfabriqués. EN 12810-2 Échafaudages de façade en composants préfabriqués. : Méthodes particulières pour le calcul des structures

NF EN 12811 -1 Échafaudages de pieds : Exigences de performance et de conception. EN 12811-2 Informations concernant les matériaux. EN 12811-3 Méthodes d'essais.

NF EN 1004 : Échafaudages roulants de service d’une hauteur supérieure à 2,50 m en éléments préfabriqués : matériaux, dimensions, charges de calcul et exigences de sécurité.

NF EN 1298 : Échafaudages roulants de service. Règles et grandes lignes pour la préparation d'un manuel d'opération.

NF P 93-520 : Équipement de chantier. Échafaudages roulants préfabriqués de faible hauteur.

NF HD 1000 : Échafaudages de service en éléments préfabriqués. matériaux, dimensions, charges de calcul et exigences de sécurité.

NF EN 1263-1 : Filets de sécurité : Exigences de sécurité, méthodes d'essai. NF EN 1263-2 : exigence de sécurité pour le montage de filets de sécurité.

NF P93-312 : Filets de sécurité – Supports

NF EN 13374 : Garde-corps périphériques temporaires-spécification du produit, méthode d'essai

NF EN 74-1 : Raccords, goujons d'assemblage et semelles pour étaiements et échafaudages - Partie 1 : raccords de tubes - Exigences et modes opératoires d'essai

Chute échafaudage : limitez les risques d'accidents.

Utiliser un échafaudage doit se faire en toute sécurité pour éviter les chutes d'échafaudage.

Il existe pour cela un certain nombre de protections pour échafaudage recommandées ou obligatoires.

 

Chute échafaudage : nombreux accidents de chantier

L'utilisation des échafaudages est indispensable dans le secteur du bâtiment.

Mais les travaux sur échafaudage demeurent encore la cause majeure des accidents graves sur les chantiers, notamment avec les chutes de hauteur.

Le chef d'établissement est tenu pour responsable de la sécurité de ses salariés.

Il doit, après évaluation des risques encourus par son personnel, décider de la protection individuelle et collective à mettre en œuvre.

2016

 

Caudebec-lès-Elbeuf : trois ouvriers font une chute de près de 10 mètres !

Source PARIS NORMANDIE.FR - 04/04/2016

Un accident du travail est survenuce lundi après-midi sur un chantier à Caudebec-lès-Elbeuf. Vers 15h30, trois ouvriers, qui travaillaient sur un échafaudage, sont tombés d’une hauteur de près de dix mètres. L’échafaudage s’est effondré pour une raison encore inconnue. L’un des employés a été très grièvement blessé et évacué par les sapeurs-pompiers vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen. Ses deux collègues, plus légèrement blessés, ont également été hospitalisés. Une enquête a été ouverte par les services de police pour déterminer les circonstances de cet accident du travail.

 

Il chute d’un échafaudage

Un homme d’une trentaine d’années est tombé d’un échafaudage vers 15 h 30, rue d’Alsace à Gerstheim. Les pompiers de Boofzheim ont dépêché deux véhicules de secours sur place, et l’équipage de l’hélicoptère Dragon 67 est rapidement intervenu pour porter assistance à la victime. On ignore encore le degré de gravité de ses blessures.

 

 

source / dna 01/02/2016

Mesplède: évacué en hélicoptère après avoir chuté d'un échafaudage

Les pompiers sont intervenus ce vendredi en fin de matinée à Mesplède pour porter secours à un homme tombé d'un échafaudage. Il a été évacué par l'hélicoptère Dragon 64 vers le centre hospitalier de Pau.

Vendredi en fin de matinée, les pompiers du centre de secours d'Arthez de Béarn ont été alertés pour venir en aide à un charpentier trentenaire tombé d'un échafaudage à Mesplède.

Sa situation a été jugée suffisamment sérieuse pour nécessiter l'intervention de l'hélicoptère Dragon 64, qui a transporté le blessé au centre hospitalier de Pau. 

source : la rép des Pyrénnées - 19/02/2016

2015

 

Il chute d'un échafaudage, le patron de l'entreprise reconnu coupable

Et un nouvel accident du travail, hier après-midi à la barre du tribunal correctionnel d'Albi. Un garde-corps qui manque sur l'échafaudage et c'est la chute. Le patron de l'entreprise gaillacoise a été reconnu coupable.

Oui, bien sûr, le patron de l'entreprise de bâtiment de Gaillac a reconnu les faits. Même s'il était difficile pour lui de se sentir coupable du fait que ses ouvriers n'ont pas installé de garde-corps sur une toute petite partie de l'échafaudage. Techniquement, a-t-il expliqué, c'était impossible. Tout aurait pu bien se passer, ce 23 février sur ce chantier à Gaillac. Mais un de ses ouvriers a fait une chute de 2,20 m et s'est fracturé le fémur droit. L'inspection du travail a rédigé son rapport et l'affaire a été jugée hier devant le tribunal correctionnel d'Albi.

«Je n'étais pas là lorsque l'échafaudage a été monté, explique David D, 42 ans, le patron de la SARL. Je ne peux être sur tous les chantiers à la fois. Je suis arrivé lorsque l'ouvrier, qui avait 23 ans d'ancienneté, a chuté. C'est moi qui ai appelé les pompiers». L'ouvrier, qui portait un casque et des chaussures de sécurité, a eu de la chance.

Pour Me Bellen-Rotger, partie civile, l'échafaudage avec deux madriers sur trois, n'était pas aux normes. «Depuis octobre 2014, il a été averti quatre fois que les échafaudages n'étaient pas assez sécurisés», lance-t-elle.

Une raison technique

Le procureur, Claude Dérens, lui, attend que le prévenu «prouve que les dispositifs étaient bien en place, à disposition des ouvriers», en réponse aux affirmations de l'employeur qui précisait qu'il y avait d'autres garde-corps sur le chantier. Il demande deux amendes de 1 000 et 300 € pour le délit et la contravention.

L'avocat de la défense aimerait bien qu'on observe un certain recul dans cette affaire d'accident du travail. «L'ouvrier n'a pas porté plainte. S'il n'y avait pas de garde-corps sur cette partie de l'échafaudage, c'était pour une raison technique, parfaitement admise par la victime. Il fallait installer une poutre métallique sur ce mur en pierre du vieux bâtiment. La poutre ne serait pas passée, tout simplement. Et toute autre protection individuelle aurait rendu impossible la manœuvre !» Le tribunal a tranché et condamné le chef d'entreprise à deux amendes de 1 000 et 400 €.

 

SOURCE : LA DEPECHE - 13/11/2015

Rillieux-la-Pape : l'échafaudage s'effondre, un homme gravement blessé

Un échafaudage s'est effondré ce lundi matin sur un chantier situé sur la copropriété des Verchères, entraînant un homme dans sa chute.

Ce lundi, il était environ 9h30, quand un échafaudage s'est effondré sur un chantier de rénovation de façades, situé sur la copropriété des Verchères, à Rillieux-la-Pape.

L'effondrement de cet édifice a entraîné dans sa chute un homme d'une quarantaine d'année qui travaillait à une dizaine de mètres de hauteur. L'homme est gravement blessé.

 

SOURCE : LE PROGRES 14/12/2015

Gironde : un ouvrier décède après une chute de plus de 5 mètres

L'accident a eu lieu sur un chantier de construction au vignoble du Clos Cantenac à Saint-Emilion

Emporté par la chute d'une partie de son échafaudage, il est tombé de plus de 5 mètres de hauteur.

 

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Vendredi en fin de matinée, un ouvrier qui travaillait sur un chantier de construction au vignoble du Clos Cantenac à Saint-Emilion a été victime d'un accident du travail. Occupé au scellement des pierres d'une corniche, il n'a pas pu parer le décrochage de certaines d'entre elles qui sont tombées sur l'échafaudage et ont entraîné le maçon dans leur chute. 

Grièvement blessé au sol, l'ouvrier a été conduit à l'hôpital Pellegrin avec un pronostic vital engagé. Il y est décédé quelques heures plus tard.

Une enquête a été confiée aux gendarmes de Castillon-la-Bataille.

 

source sud ouest - 08/08/2015

Un homme chute d’un échafaudage du 3e étage

Un homme d’une trentaine d’années qui travaillait sur un échafaudage installé sur un bâtiment de la rue Docteur-Calmette, à Grenoble, a chuté, ce mercredi matin, du troisième étage .
Conscient à l’arrivée des sapeurs-pompiers mais souffrant du bassin et des jambes, l’homme a été médicalisé par le Samu avant d’être évacué au CHU Michallon de Grenoble-La Tronche où il a été admis dans le service de déchocage.

 

source le dauphine - 03/06/2015

2011

 

Il a fait une chute de 11 mètres : son employeur est poursuivi

 

Alors qu'il travaillait sur un échafaudage suspendu le 9 septembre 2008 dans le centre-ville de Reims, Benjamin de Nicola, un jeune Palois, aujourd'hui âgé de 25 ans, a été victime d'un grave accident du travail. La structure de l'échafaudage s'est décrochée projetant le couvreur dans le vide. Celui-ci a fait une chute de 11 mètres. Grièvement blessé à l'épaule, au bras et au niveau du bassin, il a été transporté à l'hôpital. Il a fallu plus d'un an de rééducation au jeune homme pour se remettre de ses blessures qui ont toutefois laissé des séquelles. : « Je souffre toujours du bassin et de l'épaule. Cela me handicape de plus en plus dans mon travail » témoigne-t-il. Poursuivi par le parquet de Reims après l'enquête effectuée par l'inspection du travail, le gérant de l'entreprise de couverture et de zinguerie a été renvoyé devant le tribunal de grande instance de Reims pour blessures involontaires. Les magistrats examineront le dossier cet après-midi à Reims.

 

Sans harnais ni casque

Le jour de l'accident Benjamin de Nicola s'était vu confier la mission de mettre en place « un échafaudage volant fixé à la charpente avec des pattes clouées dans le chevron. Ils étaient trois sur l'échafaudage : « Il n'y avait plus que les filets à placer pour protéger les passants dessous. Benjamin avait encore quelques planches à poser entre la façade et l'échafaudage. J'ai entendu la chute de l'échafaudage et le cri de Benjamin » a témoigné un des collègues du jeune Béarnais. Comme ses collègues, Benjamin de Nicola n'avait reçu aucune formation pour opérer sur un échafaudage. Aucun ne portait un casque ou un harnais. « L'échafaudage était terminé, il n'y avait pas lieu d'avoir les équipements à ce moment » se défend le gérant de l'entreprise. « Or, d'après le code du travail d'accès et de circulation en hauteur, les échafaudages ne peuvent être montés, démontés ou sensiblement modifiés que sous la direction d'une personne compétente ou des personnes ayant reçu une formation adéquate et spécifique aux opérations envisagées » observe Me Christophe Arcaute, conseil du Palois accidenté, citant un article du code du travail. Pour l'avocat, le gérant de l'entreprise a également l'obligation d'assurer « la formation renouvelée et continue de son personnel, en tenant compte des évolutions des équipements ». Pour Me Arcaute, son client est « un miraculé ». Selon les textes, le gérant de l'entreprise encourt une peine de deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende.

 

Source :la rép des pyrennees - 06/12/2011

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Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?

22 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

Il est souvent répandu que le travail sur échelle est interdit !

Certaines entreprises ont pris l’initiative d’interdire totalement l’utilisation d’échelles sur leurs sites.

Plus de 20 % des chutes entraînant une incapacité permanente dans les accidents du travail sont des chutes depuis des échelles ou des escabeaux…

L’utilisation de ces matériels reste encore aujourd’hui la 2e cause de chutes graves dans le cadre du travail.

Elle doit donc absolument être bannie comme poste de travail au profit de matériels comme les plates-formes individuelles roulantes.

Cependant aucun texte n’en prévoit totalement l’exclusion. Réservées à des situations particulières, le décret 2004-924 en précise même les modalités d’usage:

 

Le Code du travail indique ainsi qu’« il est interdit d'utiliser les échelles, escabeaux et marchepieds comme poste de travail. Toutefois, ces équipements peuvent être utilisés en cas d'impossibilité technique de recourir à un équipement assurant la protection collective des travailleurs ou lorsque l'évaluation du risque a établi que ce risque est faible et qu'il s'agit de travaux de courte durée ne présentant pas un caractère répétitif  » (article R. 4323-63).

ancien code article d'avant 2008 : 

« Art. R. 233-13-22.- Les échelles, escabeaux et marchepieds ne doivent pas être utilisés comme postes de travail. Toutefois, ces équipements peuvent être utilisés en cas d’impossibilité technique de recourir à un équipement assurant la protection collective des travailleurs ou lorsque l’évaluation du risque a établi que ce risque est faible et qu’il s’agit de travaux de courte durée ne présentant pas un caractère répétitif. »

Ce qui reste « interdit » c’est la chute ! L’échelle doit être stable, résistante et adaptée au travail à réaliser. Elle doit être utilisée de façon à permettre aux travailleurs de disposer à tout moment d’une prise et d’appuis sûrs.

Il ne faut pas seulement se contenter d’attacher l’échelle. Il faut prévoir également la mise en sécurité de la personne au moyen d’un système d’arrêt de chute dont le point d’ancrage présentera la résistance requise.

En tant qu’équipements de travail, les échelles, escabeaux et marchepieds sont soumis à un certain nombre de prescriptions (articles R. 4323-81 à R. 4323-88 du Code du travail). Notamment, leurs matériaux constitutifs et leur assemblage doivent être solides, résistants, et doivent permettre une utilisation adaptée de l’équipement du point de vue ergonomique (article R. 4323-81). Leur stabilité doit pouvoir être assurée et les échelons ou marches doivent pouvoir être placés horizontalement (article R. 4323-82).
 

Les échelles fixes doivent être conçues, équipées et installées de manière à prévenir les chutes de hauteur. Des paliers de repos doivent être aménagés en fonction de la hauteur d’ascension (article R. 4323-83).
 

L’utilisation d’échelles fixes ou d’échelles portables doit se faire en respectant un certain nombre de règles (articles R. 4323-84 à R. 4323-88). Toutes doivent permettre à l’utilisateur de disposer d’une prise et d’un appui sûrs. Le port de charges, légères et peu encombrantes, doit rester exceptionnel (article R. 4323-88).

 

Échelles portables, escabeaux et marchepieds : sécurité des consommateurs

Des exigences de sécurité concernant ces matériels sont précisées par le décret 96-333 du 10 avril 1996. « Les échelles portables, les escabeaux et marchepieds, à l'exception de ceux de ces produits exclusivement destinés à un usage professionnel déterminé nécessitant une construction spécifique adaptée à cet usage, ne peuvent être fabriqués, importés, détenus en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, mis en vente, vendus, mis en location ou distribués à titre gratuit que s'ils répondent aux conditions fixées par le présent décret » (article 1).

 

 

Nous avions déjà évoqué ce sujet en 2008 :

 

REGLEMENTATION ET NORMES  

Articles R4323-63 et R4323-81 à -88 du code du travail  

Circulaire du 1er septembre 2004  

Décret 96-333 du 10 avril 1996 (exigences de sécurité pour ces équipements)  

  • Échelles fixes  : NF E 85-016, NF E 85-015, NF E 85-012
  • Échelles portables  : NF EN 131-1, NF EN 131-2, NF EN 131-3, NF EN 131-4
  • Escabeaux  : NF EN 14183

Travailler sur escabeau : 

Comment choisir son echelle - Choix des matériels

Comme pour tout équipement de travail, qu’il s’agisse d’échelles fixes ou d’échelles portables, d’escabeaux ou de marchepieds, il conviendra de s’assurer que le matériel a fait l’objet d’une évaluation qui prenne en compte sa solidité et la sécurité qu’il offre à l’utilisation. 
 

La conformité aux exigences minimales en la matière peut être évaluée en référence aux normes qui les concernent. Pour ce qui est des échelles portables, escabeaux et marchepieds, on retiendra préférentiellement un matériel dont la fabrication bénéficie du droit d’usage de la marque NF « Echelles ». La marque NF atteste en effet non seulement la conformité aux normes, mais prend en compte les exigences de la réglementation.


À noter que les normes européennes n’emploient pas toujours les termes « échelles portables », « escabeaux » et « marchepieds » dans leur acception usuelle. Il y aura lieu de se reporter à leur partie « terminologie ».

Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?

Vérification et contrôle : 

 

 

Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?

Utilisation des échelles : 

 

Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?
Le travail à l’échelle est-il toujours autorisé ?

LES ACCIDENTS - A NE PAS FAIRE :

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Résistance des plaques en fibrociment

21 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

PLAQUE FIBROCIMENT = accidents fréquents et graves

Tous les ans nous déplorons des décès et des accidents graves dus à des chutes de hauteur depuis des toits. Les agriculteurs sont nombreux à vouloir réaliser eux-mêmes des chantiers de construction ou d'entretien de leurs bâtiments notamment des toitures.

Résistance des plaques fibrociment

Les plaques de fibrociment utilisées pour la couverture des bâtiments d’élevage sont d’origine et de composition diverses. Leur résistance a évolué dans le temps, en même temps que la réglementation comme le précise le tableau en annexe. A terme, plus aucune plaque ayant une résistance inférieure à 600 J (soit 50 kg qui tombe de 1.2 m de haut) ne peut être commercialisée sur le marché.


Tableau des particularités des différentes plaques en fibrociment, utilisées en couverture des bâtiments d'élevage.


Source : MSA

Toitures en fibrociment : la MSA propose des solutions pour intervenir en toute sécurité.

 

Chaque année, la MSA déplore de nombreux accidents graves et mortels, suite à des chutes à travers les toitures en matériaux fragiles (fibrociment). Dans la majorité des cas, ces accidents se produisent lors d'interventions très ponctuelles : remplacement de plaques défectueuses, revissage de tire-fonds, démoussage, nettoyage de translucides...
Faute de trouver rapidement une entreprise spécialisée, ou pour des raisons économiques, l'agriculteur monte sur le toit sans prendre les précautions nécessaires. Suite à l'interdiction de l'amiante en 1997, ce phénomène s'est amplifié avec l'apparition de plaques à base de cellulose et donc moins solides (aujourd'hui retirées du marché).
En Vendée, on dénombre 5 accidents mortels en trois ans. D'où l'urgence à réagir.

Le « Sécuri-chute », comment ça marche ?


Ce nouveau dispositif consiste à coupler un plancher de toit avec une ligne antichute. Le plancher est antidérapant et prend directement appui sur la toiture en reposant sur deux pannes. Le plancher est fixé au-dessus de la tête des tire-fonds, pour éviter son glissement tout en permettant une manipulation aisée et rapide. Ce système de plancher est complété par une ligne de vie lancée à partir du sol, et qui permet d'être assuré pendant toute l'intervention sur la toiture et dès le premier barreau de l'échelle.

 

Pour en savoir plus sur ce nouveau dispositif, le service Santé sécurité au travail de la MSA de Loire-Atlantique - Vendée a réalisé un film présentant le dispositif «Sécuri-chute».

 

 

 

Les chutes des toits : des accidents souvent graves

Fin d'année 2006, M. X exploitant agricole remplace avec son salarié des plaques de fibrociment usagées d'un hangar. L'exploitant accède au toit du hangar par une échelle. Le salarié voit l'exploitant monter et circuler sur le toit. L'exploitant passe à travers le toit et chute au sol. Il est retrouvé au sol sur le dos inconscient. Il décède quelques jours plus tard.


Fin d'année 2005 M. X exploitant monte sur une toiture en fibrociment de sa stabulation pour changer des plaques fissurées.Il chute au travers l'une d'entre elles déjà changée en 2000. Il fait une chute de hauteur de 4 mètres. Il s'est fracturé des vertèbres dorsales et lombaires.


Fin d'année 2005. Un stagiaire Bac Pro nettoie la toiture en fibrociment d'une stabulation bovine. A l'aide d'un balai il pousse la mousse du toit vers le chéneau. Il recule sur le toit et marche sur une plaque translucide qui casse aussitôt. Il chute de 5m au sol sur un peu de paille. Il a eu des fractures et un tassement de trois vertèbres lombaires et d'une vertèbre cervicale et trois mois d'arrêt de travail.

Mais il n'y a pas que les agriculteurs de concernés :

 

Quiévrechain: accident du travail, mais que faisait-il sur ce toit?

Il y a quatre ans, un homme est passé au travers d’une plaque en fibrociment alors qu’il était sur le toit de la société qui l’emploie et qu’il était sans harnais. Résultat : traumatisme crânien, contusions à la rate, au bassin, à la hanche, tassement des vertèbres… Tout partait, pourtant d’un bon sentiment.

 

Ce mardi 8 décembre, le gérant de la société Cloval n’était pas présent au tribunal correctionnel où il était poursuivi pour blessures involontaires sur l’un de ses salariés. Par la voix de son avocat, il a pourtant voulu affirmer son attachement à son magasinier-cariste, qui est tombé du toit il y a quatre ans, ainsi qu’à son chef d’équipe et à son chef d’atelier, qui se retrouvaient aussi sous le coup de la même prévention. Tous sont encore dans son entreprise, même si, à l’époque, il a dû les mettre à pied. Faute, il y a eu. Mais ce n’était pas « intentionnel ». Tout le monde reconnaît que c’est dû à « du n’importe quoi ».

Le tribunal a eu cette réaction spontanée. Mais qu’allait faire un magasiner-cariste sur le toit de l’entreprise en ce samedi 10 septembre 2011 ? Forcément qu’il n’était pas formé (ce n’était pas son job !), forcément que c’était risqué puisque le toit, en plaques de fibrociment, était si vétuste qu’il était prévu qu’une société extérieure vienne le refaire. Les chefs d’équipe et d’atelier racontent la réunion de la veille où il avait été décidé des travaux annexes : peinture, sablage. Tout a basculé le samedi matin, quand l’agent chargé de la maintenance de l’équipement de cette société de thermolaquage a eu l’idée de démonter la cheminée d’extraction qui permet la ventilation des locaux. Il avait besoin « d’un coup de main ». Il a demandé à ses chefs si le magasinier pouvait l’aider. Il lui a dit que c’était possible si le magasinier s’en sentait capable. « Je n’ai pas le vertige » explique le salarié, dans la boîte depuis vingt ans et présenté comme quelqu’un toujours prêt à rendre service.

Allez, hop ! Sur le toit. Ça devait durer une petite heure… Ça s’est terminé au bout de quelques minutes par une chute impressionnante de cinq mètres. La plaque s’est dérobée sous le magasinier qui a perdu connaissance et ne souvient plus de la suite, excepté de l’hôpital, des quatre mois d’interruption totale de travail. Immédiatement, la chaîne des causes a été tracée par l’équipe qui, a reconnu le tribunal, a joué la transparence, chacun prenant ses responsabilités sans chercher à accabler qui que ce soit. « Moi, je dis, pfff… » a conclu le procureur. « Pff… » et une amende de 800 euros pour les chefs qui ont laissé le magasinier monter et la relaxe pour le gérant et son entreprise.

Assat : le toit cède, un ouvrier fait une chute de 4 mètres

L'ouvrier de 54 ans souffre de multiples fractures au poignet, au bassin et aux vertèbres. 

Un accident s’est produit vers 11h vendredi sur le site des Étriers d’Aquitaine, chemin Peyrous à Assat : alors qu’un ouvrier travaillait au nettoyage du toit, une plaque en fibrociment a cédé. L’ouvrier, âgé de 54 ans, a alors fait une chute de quatre mètres de haut, tombant sur un tracteur-tondeuse.

Il a été grièvement blessé à un poignet, au bassin et aux vertèbres, avec des fractures. Les sapeurs-pompiers l’ont évacué vers le centre hospitalier de Pau. Les gendarmes ont ouvert une enquête sur les circonstances de cet accident.

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ACCIDENT et Assurance dans le milieu agricole

21 Mai 2016, 08:00am

Publié par VASSEUR SANDRINE

Vérifier vos assurances :

Une chute d’une toiture des bâtiments de l’exploitation relève de l’accident du travail. Par contre, si l’accident a lieu lors de travaux sur la maison d’habitation ou tout autre bâtiment non lié à l’activité professionnelle, c’est votre assurance « accidents de la vie privée », si vous en avez une, qui est concernée.

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Flash produits de cette semaine

20 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

Comment sont fabriqués les mousquetons ?

C’est toujours plaisant de revoir le Mont-Blanc, les Aiguilles de Chamonix, la vallée de l’Arve ! Et quand on peut ajouter une petite touche culturelle à cette escapade vers les sommets enneigés, pourquoi se priver ? L’occasion est trop belle ! On m’objectera qu’on peut trouver mieux, dans le genre bucolique, que les ateliers d’une usine de mousquetons ou le bruit des machines en production…

Certes, certes, mais on vous doit un aveu. À La Fabrique Verticale, on cumule deux tares congénitales : “grimpeurs passionnés” et “geeks de matos”. Autant vous dire que la conception d’une dégaine ou l’assemblage d’un mousqueton à vis, ça nous fait vite rentrer en surchauffe. De quoi frôler l’extase devant ces chaînes de montage, héritières d’une longue tradition de travail du métal !

Lire la suite ici :

Kimberly-Clark lance une combinaison à usage unique pour industries à haut-risque
 
 
Isocyanates et chromates dans les peintures, agents et risques biologiques infectieux (EN 14126), contamination particulaire radioactive et les particules solides (EN1073-2)... Kimberly-Clark, fabricant de solutions de nettoyage, d’hygiène et de sécurité ainsi que d'équipements de protection individuelle (EPI), vient de concevoir une nouvelle combinaison à usage unique capable de protéger les employés des secteurs industriels à haut-risque contre de nombreux facteurs.
 
 
 
 
SOURCE / INFO PROTECTION

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