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Toitures terrasses sur ossature bois : un livre et une application pour éviter les désordres

25 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

Ce guide pratique combinant un livre et une application mobile s’adresse aux charpentiers-couvreurs qui réalisent l’étanchéité de toitures terrasses sur des construction à ossature bois.

« L’architecture à toit plat est de plus en plus répandue. En construction bois, près de 30% des projets de construction ou d’extension sont conçus avec des toitures terrasses, constate Christian Fanguin, responsable technique et pédagogique au Centre de formation continue et innovation Bois PE (Pôle Egletons). Par ailleurs, l’évolution des systèmes d’étanchéité de toitures par membrane permet aux charpentiers-couvreurs d’accéder à des techniques plus simples et de gérer leurs chantiers en toute autonomie. » Pour des surfaces inférieures à 150 m², l’étanchéité est donc souvent réalisée sans faire appel à un étancheur.

 

Mais l’exigence d’étanchéité à l’air apportée par la RT 2012 oblige à repenser la conception et la réalisation des toitures plates pour éviter les phénomènes de condensation. C’est pour aider les charpentiers-couvreurs que Christian Fanguin, charpentier de métier, a réalisé un guide pratique des toitures terrasses sur ossature bois. Ce livre présente toutes les techniques fiables et bien rodées de mise en œuvre de l’étanchéité des toitures terrasses sur ossature bois. Au travers de nombreux dessins, vues 3D, photos, ce guide pratique présente toutes les techniques de réalisation, étape par étape. Il s’appuie principalement sur la norme de mise en œuvre NF DTU 43.4 et sur les récentes publications du programme RAGE.

Une application pour smartphones et tablettes est livrée avec le livre. Elle permet de manipuler des objets 3D (illustrations du livre), visualiser des vidéos pratiques de mise en œuvre, découvrir des galeries photos détaillées ainsi que des plans de coupes, adresses de fournisseurs…

Le livre (172 pages + appli incluse) est vendu 48 euros TTC et peut être acheté en ligne sur le site de Bois PE ainsi que dans les librairies techniques.

 

SOURCE LE MONITEUR

 

 

J'espère que ce livre fait bien mention des risques de chutes de hauteur lors de ces construction !

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Grues à tour : les ascenseurs bel et bien obligatoires dès 2017

25 Mai 2016, 08:00am

Publié par VASSEUR SANDRINE

L’Assurance maladie n’a pas aménagé le calendrier d’installation des ascenseurs dans les grues à tour. Le 1er janvier 2017 reste la date butoir.

Douche froide pour les gestionnaires de grues à tour : le Comité technique national des industries du bâtiment et des travaux publics de l’assurance maladie a maintenu la date butoir d’installation des ascenseurs dans les grues à tour supérieures à 30 m, qui restent obligatoire à partir du 1er janvier 2017. Lors de ce vote, les partenaires sociaux ont rejeté une demande d’abaisser progressivement le seuil limite, aujourd’hui de 60 m. L’idée défendue par les entreprises était de descendre à 50 m en 2017, puis 40 l’année suivante avant d’atteindre les 30 m qui correspondent peu ou prou à 90% des grues à tour utilisées en France. C’est donc tout le parc qui doit être mis aux normes avant la fin de l’année.

 

L’argument pour rejeter cette demande s’appuie sur la date de publication la recommandation R459 qui introduit cette obligation : 2011. Les entreprises avaient donc 6 ans pour se mettre en conformité, un délai raisonnable. Sauf que… les ascenseurs de ce type n’étaient pas disponibles sur le marché. Les fabricants de grues ont tardé à plancher sur le sujet et n’ont présenté leurs premiers prototypes que l’année dernière. La commercialisation effective de ces nouveaux matériels n’a véritablement commencé que cette année. Or il y a à tout moment entre 3500 et 4000 grues à tour montées sur les chantiers de France. Qui peut croire que 4000 ascenseurs seront livrés avant Noël ? Pire : les loueurs de grues, fragilisés par une féroce guerre des prix, auront-ils les moyens d’investir massivement dans ces matériels et dans leurs coûts induits ? Car aujourd’hui ces loueurs sont structurés pour intervenir en 24 heures en cas de panne sur leur matériel. Trop long pour un grutier bloqué dans un ascenseur, qui doit être dépanné dans l’heure, ce qui implique la mise en place d’un coûteux service d’urgence.

Ces arguments seront à nouveau débattus lors d’un nouveau vote du Comité technique national prévu pour le mois d’octobre prochain. Il est risqué de temporiser jusqu’à cette décision car, si la date butoir est une nouvelle fois confirmée, il ne restera plus que deux mois pour commander, recevoir et installer les nouveaux matériels. Mission impossible.

 

SOURCE LE MONITEUR MAI 2016

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Documentation : projet de 2006 sur les chutes de hauteur

24 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

Un super travail effectué en 2006 sur ce projet par une équipe d'étudiants :

- Présentation du projet

- les métiers liés aux travaux en hauteur

- la réglementation de l'époque

- les risques

- une médiathèque

- des liens

ce qui restent tout à fait d'actualité .... a lire entièrement afin de tout savoir sur la prévention des chutes de hauteur .....

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Harnais et nacelle élévatrice : Doit-on être équipé d’un harnais lorsqu’on travaille dans une nacelle élévatrice ?

24 Mai 2016, 08:00am

Publié par VASSEUR SANDRINE

Cette question se pose régulièrement.

L’ambiguïté vient du fait que la réglementation est différente d’un pays à l’autre. En effet, bien que le « panier » soit systématiquement ceinturé de garde corps pour éviter les risques de chute, l’Angleterre, le Canada et les USA imposent le port du harnais dans une nacelle. Celui-ci doit être relié à un point d’ancrage prévu sur la nacelle.

En toute logique, l’opérateur doit rester dans sa nacelle et n’a pas à sortir du panier. Le port du harnais ne se justifie donc pas.

La seule situation pour laquelle le port du harnais pourrait se justifier est lorsque la nacelle est un moyen d’accès à un poste de travail. Dans ce cas, on prend la précaution, une fois arrivé à son poste de travail, d’accrocher sa liaison antichute sur un élément de structure du bâtiment suffisamment résistant et non pas sur la nacelle qui pourrait alors basculer en cas de chute de l’opérateur !

LA CRAM Rhône Alpes expose le même point de vue sur cette question. « Il n’existe pas de réglementation sur le port du harnais dans les PEMP (Plates-formes Élévatrices Mobiles de Personnel).

Les 3 organismes de prévention de la région Rhône Alpes (CRAM, OPPBTP et Inspection du travail) ont adopté une position commune qui consiste à dire que le port du harnais dans une nacelle n’est pas obligatoire.

En effet :

- La nacelle est un équipement de protection collective en elle-même. Il n’y a pas lieu dans ce cas de rajouter un EPI,

- Si 1 salarié est amené à quitter la nacelle pour exécuter sa tâche, c’est que celle-ci n’est pas adaptée et qu’elle n’est pas le bon équipement de travail.

- les PEMP ne sont pas conçues pour retenir un homme qui viendrait à chuter et qui serait attaché à la nacelle, surtout si celle-ci est fortement déployée !!

Seul le fabricant de la nacelle peut imposer le port ou non d’un EPI. Ceci doit être clairement indiqué dans la notice d’utilisation.

Ce problème est récurent, 

nous l'avions déjà évoqué en juin 2008 .....   ICI

EPI anti chute et directive machine : 

Les plates-formes élévatrices mobiles de personnel (PEMP) construites depuis le 1er janvier 1997 doivent répondre aux exigences de la directive « Machine ».

Le fabricant de cet équipement doit donc, dans sa notice d’instructions, fixer les conditions d’emploi de l’équipement. Il peut donc prévoir que les utilisateurs de la nacelle portent un harnais de protection contre les chutes de hauteur.

Dans ce cas, il doit également définir la liaison à mettre en œuvre entre la nacelle et le harnais (nature et longueur de la longe, avec ou sans dispositif amortisseur). Il doit également prévoir le point d’ancrage sur la nacelle (point d’accrochage de la longe) et calculer celui-ci en fonction des efforts devant être repris.

La norme (NF EN 280, Plates-formes Elévatrice Mobiles de Personnel), qui donne présomption de conformité aux exigences de la directive « Machine », ne prévoit pas l’utilisation du harnais. Il faut donc que les instructions du fabricant soient très précises sur l’utilisation du harnais. Sur le plan de la prévention, la protection contre la chute de hauteur est assurée, dans la norme NF EN 280, par :

— une plate-forme de travail avec garde-corps périphérique d’une hauteur au moins égale à 110 cm pour prévenir le risque de chute depuis la nacelle,

— un dispositif de sécurité, qui limite les mouvements de l’appareil, afin de garantir la stabilité de l’ensemble. Ce dispositif, limiteur de moment de renversement, permet de prévenir le risque de renversement de l’ensemble.

Compte tenu des prescriptions techniques retenues dans la norme, le port du harnais n’est pas nécessaire pour utiliser une PEMP en toute sécurité.

Par contre si le fabricant le préconise, l’opérateur de la nacelle est tenu de le porter. Les dispositifs de protection individuelle contre les chutes de hauteur peuvent être classés en deux catégories : les dispositifs de retenue et les dispositifs d’arrêt des chutes. 

 

 

1 – Les dispositifs de retenue Ceux-ci sont constitués d’une longe. Ils ont pour finalité de limiter les mouvements de l’opérateur dans la nacelle, en l’attachant au point d’ancrage prévu par le constructeur. L’opérateur ne pourra donc pas s’élever dans la nacelle. Il sera donc toujours protégé par le garde-corps périphérique. Pour cette solution, la longueur de la longe doit être très précise et ajustée à chaque opérateur. Cette solution limite les mouvements possibles de l’opérateur.

2 – Les dispositifs d’arrêt des chutes Les dispositifs font l’objet d’une série de normes harmonisées donnant présomption de conformité à la directive « « Equipements de protection individuelle », ils ont pour finalité de limiter les effets d’une chute de hauteur à celle d’une chute de 1 mètre. Avec un tel équipement, par exemple longe de 2 mètres avec absorbeur d’énergie, la chute ne serait pas empêchée mais ses effets atténués. Cette solution est dangereuse sur les PEMP pour les raisons suivantes :

 

— l’appareil n’est pas calculé pour supporter les effets d’une chute, il pourrait donc se renverser lors de la chute de la personne,

— la résistance du point d’ancrage doit être calculé suivant la norme EN 795, et être capable de reprendre 2000 daN,

— le tirant d’air nécessaire lors du fonctionnement de l’absorbeur d’énergie est important, il faut une hauteur libre de 6 mètres sous le point d’ancrage. Lorsque l’opérateur, comme nous le préconisons, reste en appui sur le plancher de la nacelle ; il n’est pas utile de porter un équipement de protection individuelle dans une PEMP.

Pour les opérations exceptionnelles où l’opérateur est obligé de quitter la plate-forme de travail (ex. montage de charpente métallique), il faut envisager un équipement de protection individuelle. Dans ce cas, il est recommandé que l’opérateur attache l’équipement de protection individuelle à une structure extérieure à la nacelle. Cette opération comporte des risques, elle doit donc être préparée, et le point d’ancrage doit être défini au préalable. 

ECHOS TERRAIN :  LOXAM 

Utiliser un harnais sur une nacelle élévatrice : une sécurité supplémentaire en cas d’accident

ECHOS TERRAIN :  ECHELLE EUROPEENNE

 

Quelques textes reglementaires et recommandations : 

 

IPAF

INRS 

www.carsat-nordpicardie.fr

 

Le port du harnais aurait pu leur sauver la vie ; accident de renversement de nacelle ayant entraîné la chute de l'intervenant, malheureusement mortelle la plupart du temps

 

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DIF : dans la fonction publique

23 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

Le Droit Individuel à la Formation (DIF) existe toujours dans la fonction publique

Remplacé par le Compte Personnel Formation dans le secteur privé depuis janvier 2015, le DIF est toujours d’actualité dans les trois fonctions publiques. Des négociations sont en cours pour que le CPF soit reconnu dans la fonction publique.

Le DIF maintenu dans la fonction publique

Le droit individuel à la formation (DIF) est maintenu dans la fonction publique. En effet la loi du 5 mars 2014 qui instaure le Compte Personnel de Formation (CPF) ne s’applique pas aux fonctionnaires et aux travailleurs indépendants. Les agents publics, qui ne relèvent pas directement du Code du Travail, ont cependant à terme vocation à pouvoir disposer du CPF. Cela nécessite une négociation spécifique avec les partenaires sociaux concernés afin que le dispositif soit inscrit dans le Code de la Fonction Publique.

Conditions d’accès et mise en œuvre du DIF dans la fonction publique

Tous les agents de la fonction publique (Etat, territoriale et hospitalière) peuvent bénéficier du DIF, y compris ceux à temps partiel et ceux non titulaires. Chaque personne bénéficie de 20 heures annuelles, qui ne sont utilisables qu’à compter d’une année de travail révolue. Les droits acquis annuellement peuvent être cumulés sur une durée de 6 ans (soit 120h en tout). La mise en œuvre du DIF se fait à la demande de l’agent auprès de son administration de rattachement.

Mise en œuvre du DIF dans la fonction publique

Le choix de l’action de formation résulte d’un accord entre les deux parties et les frais de formation sont à la charge de l’administration. Les droits DIF ne sont transférables qu’entre les trois fonctions publiques et ne peuvent pas alimenter le Compte Personnel Formation en cas de changement d’emploi dans le secteur privé. Des négociations sont en cours pour la mise en place du CPF dans la fonction publique. A suivre...

Pour en savoir plus :

Le DIF dans la fonction publique d'Etat

Le DIF dans la fonction publique territoriale

Le DIF dans la fonction publique hospitalière

 

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