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Flash produits de cette semaine

13 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

Coin mécanique

Treuils et nacelles suspendues

Fixator annonce ses dernières innovations à l'occasion du CeMAT 2016 de Hanovre.

Fixator, entreprise française spécialisée dans la fabrication de treuils et de nacelles suspendues depuis 90 ans, sera présente au salon CeMat à Hanovre, du 31 mai au 3 juin prochain... et saisit l'occasion pour annoncer ses dernières actualités et innovations.

Le spécialiste français du levage depuis plus de 90 ans

Depuis plus de 90 ans, Fixator fabrique des produits de levage performants destinés à répondre aux besoins de ses clients.

Ces produits, plateformes suspendues, nacelles individuelles et systèmes d'accrochage pour les travaux de façade sur les immeubles de grande hauteur, ainsi qu'une large gamme de treuils électriques, de treuils manuels et de treuils pneumatiques, sont conçus au sein du département Recherche et Développement Fixator.

Bruno Patron, dirigeant de l'entreprise, témoigne à ce propos :
Notre département Recherche et Développement s’appuie sur l’expertise de ses ingénieurs et de ses techniciens pour mettre au point des produits adaptés aux besoins de l'industrie et aux réglementations en vigueur.

Outre l'industrie, Fixator propose également des solutions complètes, destinées au Bâtiment et au domaine de l'Énergie, mais également aux ascensoristes, avec des solutions d'aménagement des gaines d’ascenseurs, ainsi qu'à l’éolien.

Quant à la chaîne de production, elle est totalement maîtrisée par l'entreprise, dont le siège social et l'usine de fabrication sont situés à Saint-Barthélémy d'Anjou, dans le Maine-et-Loire (49). Bruno Patron de préciser :
Tous nos produits sont de fabrication française. Et nous avons l'ambition de nous développer à l'international. Dans cette optique, nous avons créé une filiale en Asie en 2010, et nous sommes aussi présents en Europe, avec un bureau commercial en Allemagne. Dépôts de brevets, certification ISO... une entreprise à la pointe de l'innovation

Entreprise dynamique, Fixator est toujours à la pointe de l'innovation technologique, notamment grâce à sa filiale Fixator Asia, basée à Shanghai, où l'entreprise possède un centre de Recherche et Développement qui conçoit des solutions d'accès en hauteur sur-mesure.

Bruno Patron d'ajouter à ce titre :
Nous déposons régulièrement des brevets depuis quelques années, ce fût notamment le cas en 2014, en 2011 et en 2009, qui attestent du dynamisme et de l’expertise de nos ingénieurs. Par ailleurs, toujours dans ce souci d’excellence qui nous anime, nous avons récemment reçu la certification ISO 9001-2015.

 

SOURCE : FIXATOR

CHEVILLE À EXPANSION PAR VISSAGE POUR DES APPLICATIONS EN BÉTON FISSURÉ, NON FISSURÉ ET  ZONES SISMIQUES

L'IRSST ( site canadien ) vient de proposer un site d'aide au choix de gants de protection.

L’objectif de ce guide est de fournir l’information nécessaire pour aider les individus et les responsables SST à identifier des gants de protection adéquats par rapport aux besoins.

Cleanjob Solution  anti poussières de chantier :

Ce système est conçu pour isoler les pièces d'un bâtiment en travaux. Ce qui évite aux autres occupants de respirer la poussière. La solution a été inventée par Philippe Chancerel, dirigeant de l'entreprise MC Carré Rouge, basée dans l'Orne.

Sur un chantier de rénovation, la poussière est l'ennemi juré non seulement des ouvriers et artisans mais aussi des autres occupants du bâtiment. Les opérateurs, qui sont en charge notamment du ponçage mais aussi d'autres activités poussiéreuses, ont l'habitude de porter des équipements de protection individuelle (EPI). Mais quid des autres occupants travaillant dans les autres pièces ?

Un problème auquel répond Cleanjob Solution, un système amovible qui fait barrage à la poussière grâce à un sas de protection télescopique. Astucieux, ce dispositif se monte en moins de 10 minutes sur l'encadrement de la majorité des portes. Il a été imaginé par Philippe Chancerel, dirigeant de MC Carré Rouge, une entreprise spécialisée dans l'ingénierie et les études techniques, basée à Glos-La-Ferrière (Orne). Protégé par 4 brevets et adaptable à différents formats de porte, Cleanjob est constitué de plusieurs éléments. Entre autres, un cadre télescopique et un joint d'étanchéité qui s'ajustent sur l'encadrement de la porte.

Une fois ces éléments fixés par un simple jeu de pression, vient se clipser une bâche étanche et capable de supporter des températures extrêmes allant de -70°C à +200°C. Point fort, cette dernière comporte une fenêtre transparente ainsi qu'une fermeture zip qui permet, durant les travaux, d'entrer et de sortir de la pièce en travaux. « Une fois le chantier fini, notre solution se range simplement dans sa mallette », indique l'inventeur. Ce dernier a reçu le mois dernier, dans la catégorie Produits et services, le 1er prix des Lumières de l'innovation 2016, un concours organisé par la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). Une consécration pour Philippe Chancerel. Présenté sur le dernier Batimat, Cleanjob va être proposé en mode locatif.

 

Suite de l'article :

Nouvelle combinaison à usage unique :

Nouvelle combinaison à usage unique, légère, respirante et antistatique, conçue pour le confort et la protection des opérateurs, contre les projections de produits chimiques, liquides et particules, rencontrés dans les zones à haut risque des différents secteurs industriels.

Unique sur le marché, la nouvelle Combinaison KLEENGUARD A30 conçue par KIMBERLY-CLARK PROFESSIONAL est un vêtement de protection individuelle à usage unique, destiné à améliorer la sécurité du personnel contre l’agression des particules et des liquides, évoluant dans les processus industriels à risque.

Légère, ergonomique, offrant une respirabilité supérieure et une meilleure dissipation de la chaleur que les autres produits équivalents du marché, la nouvelle combinaison KLEENGUARD A30 réduit les risques de blessures et de maladies lors des étapes de préparation des surfaces dans les zones à haut risque tout en assurant un niveau de confort maximal grâce à son design spécifique et au matériau utilisé pour sa conception.

Une protection unique et performante pour de multiples applications

Avec la nouvelle Combinaison KLEENGUARD A30, KIMBERLY-CLARK PROFESSIONAL devient le seul fournisseur de vêtements de protection à proposer une combinaison capable de protéger contre les dangers liés à la présence d'Isocyanates et de chromates dans les peintures.

En effet, pouvant être utilisée dans de nombreuses industries et pour de multiples applications, la combinaison KLEENGUARD A30 présente une protection maximale contre les poudres, les fibres longues, les projections de produits chimiques, dont tout particulièrement les apprêts à base de chromates et les peintures/laques à base d'isocyanates, les liquides et les particules.

En outre, la combinaison KLEENGUARD A30 se révèle idéale pour une protection contre les agents et risques biologiques infectieux (EN 14126) et permet donc ainsi de réduire la contamination dans les zones à risques.

Une combinaison contre la contamination particulaire radioactive avec une protection antistatique

Homologuée par le Comité Européen de Normalisation (CEN) comme équipement de catégorie complexe (Catégorie 3), en assurant une protection aux niveaux spécifiés pour Type 5 et 6, la nouvelle combinaison KLEENGUARD A30 est également parfaitement adaptée pour une protection contre la contamination particulaire radioactive et les particules solides (EN1073-2).

D’autre part, traitée pour assurer une protection antistatique conforme à la norme EN 1149-5, la nouvelle combinaison KLEENGUARD A30 profite d’un niveau de peluchage très faible qui lui permet de convenir parfaitement aux applications telles que la vaporisation de peinture au pistolet et pour des interventions en salles blanches où l’utilisateur pourra évoluer en toute aisance.

Une seconde peau pensée pour le confort de l'utilisateur

KLEENGUARD A30 réussi le pari d’apporter une harmonie parfaite entre le confort pour un port prolongé et la protection de l’utilisateur. En effet, une des particularités de la combinaison KLEENGUARD A30 est d’avoir été totalement pensée pour le confort afin de laisser une plus grande liberté de mouvement et permettre aux employés de travailler plus rapidement et dans de meilleures conditions. Agissant comme une seconde peau, elle bénéficie d’un design ergonomique adapté au corps et à la taille grâce à sa forme épousant davantage la silhouette (dos élastiqué et positionnement amélioré à la taille, dos allongé pour une plus grande liberté de mouvement) et des chevilles élastiquées. Les coutures sont renforcées à point de surjet 4 fils et une fermeture à glissière autobloquante résistante à l’eau est intégrée sur toute la longueur avec des points d’arrêt pour éviter les tensions sur le tissu.

A noter également, une capuche réalisée en trois parties pour une parfaite compatibilité avec les masques de protection respiratoire. Pour parfaire la sécurité du personnel, cette nouvelle combinaison possède des boucles de pouce intégrées empêchant les manches de remonter et donc l'exposition de l'avant-bras.

Par ailleurs, et pour assurer un usage unique, la combinaison KLEENGUARD A30 est livrée en emballage individuel dans des sachets plastiques au format compact, compatible avec un distributeur automatique.

Un matériau innovant pour des performances optimales

La nouvelle combinaison KLEENGUARD A30 est fabriquée à partir d’un film laminé microporeux très léger (50gr) et à faible peluchage permettant au vêtement de protection d’être perméable à la fois à la vapeur d’eau et à l’air.

Cette conception innovante apporte un niveau de confort accru avec une respirabilité renforcée de prés de 20% pour une meilleure évaporation de l'humidité (sudation), et une action isolante améliorée d'environ 35 %, permettant ainsi une meilleure dissipation de la chaleur grâce à un mécanisme de refroidissement conducteur et convecteur.

 

Source : Kimberly-Clark Professional.

Le grand changement de la normalisation des gants de protection a débuté

Après une période d'une dizaine d'années de stabilité, la normalisation concernant les gants de protection vient de rentrer dans une phase de forte évolution.

De nombreuses révisions sont en cours et des nouvelles normes sont ou vont être publiées. La révision de ces référentiels entraîne immanquablement des travaux pour les fabricants : nouvelles procédures de certification, nouvelles méthodes, nouveaux prototypes, etc. Voici quelques exemples de changements :

EN 420 Gants de protection - Exigences générales et méthodes d'essai

Le dernier amendement de cette norme date de 2009. La révision a été engagée fin 2015, en collaboration CEN-ISO et sa future référence sera EN-ISO 21420. Les changements proposés actuellement sont : taille des gants (modification des exigences et de la méthode d'essai), ergonomie (meilleure prise en compte de cet aspect), innocuité.

EN 388 Gants de protection contre les risques mécaniques

Les travaux de révision de l'EN 388 ont apporté plusieurs évolutions :

  • nouveau papier abrasif ;
  • amélioration de la procédure d'essai de coupure;
  • prise en compte des manchettes, etc.

 

Les risques chimiques et biologiques

Les normes permettant l'évaluation des gants pour les risques chimiques et biologiques (EN 374 - parties 1, 2 et 3), ont été entièrement revues. Un nouveau système entièrement révisé sera applicable en 2016.

EN ISO 374-4

Publié en 2014, ce document décrit une méthode d'essai pour évaluer la dégradation des gants en contact avec des produits chimiques. Peu appliquée jusqu'à aujourd'hui, cette norme va devenir obligatoire avec la publication de la révision de l'EN 374-1.

EN 374-3

Perméation : processus par lequel un produit chimique traverse un EPI. Cette méthode d'essai permet de définir un temps à partir duquel un flux normalisé de produits chimiques franchit la barrière de protection qu'est l'EPI. Cette norme a été officiellement supprimée en tant que référence normative fin 2015. La nouvelle norme EN 16523-1 la remplace. Désormais, il n'existe plus de différence dans l'évaluation de la résistance à la perméation pour les chaussures, les vêtements et les gants.

EN 374-2

Révisée et publiée en 2015, cette norme décrit des méthodes d'essai pour évaluer l'étanchéité à l'air et à l'eau d'un gant.

Pr EN ISO 374-1

Cette norme sera la première publiée sous Accord de Vienne entre l'ISO et le CEN. Elle définit les exigences techniques et le marquage pour un gant protégeant des produits chimiques.

La révision inclut de nombreuses modifications : nouvelles substances chimiques référencées, nouvel essai de perméation (EN 16523-1), nouvelle catégorisation de gant (trois niveaux), etc. Elle sera au vote formel au premier trimestre 2016 ; une publication au troisième trimestre 2016 est probable.

Pr EN ISO 374-5

L'ancienne norme EN 374-1 couvrait les risques chimiques et biologiques. Pour plus de clarté, les gants protégeant contre ces deux types de risques sont dissociés. La future partie 5, sous Accord de Vienne également, définira les exigences pour les gants protégeant des risques liés aux microorganismes. Une évaluation de la résistance à la perméation des virus (ISO 16604) a été inclue en plus des essais d'étanchéité (EN 374-2). Cette norme sera au vote formel du premier trimestre 2016 ; une publication au troisième trimestre 2016 est probable.

D'autres normes ont évolué et d'autres sujets vont également évoluer prochainement.

 

SOURCE : SYNAMAP - magazine 57

Comment sont faites les cordes d’escalade

Nous grimpons régulièrement avec des cordes d’escalade mais nous ne connaissons pas forcément toutes les étapes de leur fabrication. La Fabrique Verticale a voulu en savoir plus ! Bienvenue chez les Ch’tis donc, et plus précisément à Wervicq, une petite commune du Nord qui abrite le site de production du fabricant de cordes Cousin Trestec.

 

Située à 15 km de Lille, à deux pas de la frontière belge, Wervicq se compose de petites maisons en brique rouge dans un paysage d’une horizontalité digne de la fameuse chanson de Jacques Brel, Le Plat Pays, “avec des cathédrales pour uniques montagnes”. La Fabrique Verticale était donc quelque peu déconcertée en arrivant sur place : aucune falaise en vue ! Et le Ch’nord, ce n’est pas franchement l’endroit où l’on s’attend à trouver une usine de cordes d’escalade

 

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DUER : 10 exemples de risques à évaluer rapidement

12 Mai 2016, 16:00pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

En tant que chef d'entreprise, l'évaluation des risques professionnels fait partie de vos obligations. Peu importe la taille de votre entreprise ou votre secteur d'activité, vous êtes tenu de retranscrire dans un document unique, tous les risques physiques ou psychiques auxquels sont exposés vos salariés. Vous pouvez associer le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) à l'élaboration de ce document et à sa mise à jour. En effet, cette instance joue un rôle primordial en la matière. Vous souhaitez connaître les risques devant figurer dans le document unique d'évaluation ? Nous vous apportons une réponse à travers 10 exemples.

L'obligation d'élaborer un DUER

Tout chef d'entreprise doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs - Article L4121-1 du Code du travail

 

Ainsi, en tant qu'employeur, vous devez évaluer les risques professionnels auxquels peuvent être exposés vos salariés et en reproduire les résultats dans le document unique d'évaluation des risques (DUER) - Article R4121-1 du Code du travail

 

Les accidents peuvent être éviter en prenant en compte les facteurs de pénibilité au travail. D'ailleurs, de nouveaux facteurs de pénibilité entrent en vigueur au 1er juillet 2016 - Décret n°2015-1888 du 30 décembre 2015 relatif à la simplification du compte personnel de prévention de la pénibilité et à la modification de certains facteurs et seuils de pénibilité.

 

Quels sont les facteurs de pénibilité devant rentrer en vigueur au 1er juillet 2016 ?

Cette analyse doit être menée dans chaque unité de travail de l'entreprise ou de l'établissement et doit comporter un inventaire de l'ensemble des risques que vous avez identifiés, y compris ceux liés aux ambiances thermiques. - Article R4121-1 du Code du travail

 

Vous devez procéder à une véritable démarche d'analyse, certes exigeante, mais vous ne pouvez-vous contenter de réaliser un simple relevé de données brutes. Vous devez par exemple rechercher les probabilités de réalisation du risque et son impact sur la santé du salarié pour combattre les risques à la source - Article L4121-2 du Code du travail

Vous devez notamment analyser les risques professionnels lors - Article L4121-3 du Code du travail

  • du choix des procédés de fabrication ;
  • du choix des équipements de travail ;
  • du choix des substances ou préparations chimiques ;
  • de l'aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations ;
  • de la définition des postes de travail.

Une fois élaboré, ce document doit être mis à jour - Article R4121-2 du Code du travail  :

Quand le document unique d'évaluation des risques doit-il être mis à jour ?

 

L'évaluation des risques professionnels s'inscrivant dans le cadre général de l'obligation de sécurité incombant à l'employeur, la révision des risques en fait également partie...

 

En savoir plus   ICI

Ne minimisez pas votre obligation d'établir un document unique d'évaluation des risques car en cas de manquement à celle-ci, vous vous exposez à une amende, majorée en cas de récidive.

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A ne pas faire : humour

12 Mai 2016, 08:00am

Publié par VASSEUR SANDRINE

L'improvisation est l'une des plus grandes causes dans les accidents de travail

 

 

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Document unique

11 Mai 2016, 14:22pm

Publié par VASSEUR SANDRINE

2016

 

Le document unique d’évaluation des risques professionnels :

Guide pratique

 

Complément d'information source : JURITRAVAIL

I. QUESTIONS FRÉQUENTES

 

Qu’est-ce que le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER) ?

Le lieu de travail du salarié comporte toujours des risques pour sa santé et sa sécurité. L’employeur doit évaluer ces risques, proposer des actions de préventions et consigner le tout dans un document que l’on nomme, « le document unique d’évaluation des risques professionnels » (DUER). (Article R4121-1 du Code du travail)

Le DUER est-il obligatoire ?

Le DUER est obligatoire dans toutes les entreprises et associations employant au moins 1 salarié. Il doit être mis à jour tous les ans (Article L. 4121-3 du Code du travail, Article R. 4121-1 du Code du travail).

Quelles sanctions sont prévues en cas d'absence de DUER dans l'entreprise ?

Le fait de ne pas rédiger le DUER est passible d’une amende de 5e classe soit 1500 (3000 en cas de récidive). (Article R4741-1 du Code du travail)
Cependant, le risque est bien plus grand en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle d’un salarié. En effet, le juge demandera à voir le DUER. Or, l’absence ou la mauvaise rédaction du DUER (si des risques ont été oubliés par exemple) pourra entraîner la reconnaissance d’une « faute inexcusable » de l’employeur.

Qu’est-ce que la faute inexcusable ? L’employeur est tenu envers le salarié d’une obligation de sécurité de résultat. Ainsi, « lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver », l’on considérera que l’accident ou la maladie professionnelle du salarié est dû à une « faute inexcusable de l’employeur ». (Article L4121-1 du Code du travail ; Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 février 2002, 00-10.051, Publié au bulletin) ;

  • Conséquences financières : l’entreprise pourra être condamnée à verser au salarié une rente (ou un capital), elle risque par ailleurs une amende pouvant aller jusqu’à 225 000 .  L’employeur pourra être personnellement condamné à des dommages et intérêts, il risque par ailleurs une amende pouvant aller jusqu’à 45 000 et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans.
  • Combien coûte la rédaction du DUER ?

    L'employeur peut réaliser lui-même le DUER. Dans ce cas, cela ne lui coûtera rien. Cependant, le droit du travail se complexifiant d’année en année, il est très fortement recommandé de faire appel à un organisme extérieur. L'avocat de l'employeur, qui connait bien son entreprise, peut parfaitement réaliser ce document. Il se déplacera dans l'entreprise, évaluera avec lui les risques et l'aidera à trouver des solutions adaptées à chaque situation. En règle générale, le coût du DUER varie, notamment en fonction du nombre de postes de travail ou de salariés dans l’entreprise. À titre d’exemple, pour une entreprise de moins de 10 salariés, mon Cabinet prévoit un honoraire forfaitaire de 700 TTC.

    ATTENTION ! Certains organismes proposent de rédiger le DUER sans jamais se déplacer dans les locaux de l'entreprise ou sur le lieu de travail des salariés. Une telle pratique est inadmissible et peut entraîner une mauvaise évaluation des risques dans une entreprise. Ce type de prestations, illégales, ne doit jamais être accepté.

    Affichage obligatoire du lieu de consultation du DUER

    Toute entreprise employant au moins un salarié doit afficher dans ses locaux l’indication du lieu où peut être consulté le DUER. À défaut, l’entreprise encourt une amende pouvant aller jusqu’à 1500 . (Article R. 4121-4 du Code du travail)

II. MÉTHODOLOGIE POUR RÉALISER LE DUER ?

 

ÉTAPE 1. Identifier les unités de travail

Une unité de travail représente un ou plusieurs salariés se trouvant dans des conditions de travail similaires vis-à-vis d’un ou plusieurs risques. Ainsi, un charpentier n’est pas soumis au même risque qu’un carreleur, ils constituent donc deux unités de travail distinctes : ex : « unité 1- Charpentier », « unité 2- Carreleur ». Dans cet exemple, les unités de travail représentent des postes de travail, mais cette typologie n’est pas obligatoire. Ainsi, un comptable, un DRH et une secrétaire peuvent constituer une unité de travail cohérente dans la mesure où ils sont soumis aux mêmes dangers, ils pourraient, par exemple, être regroupés dans l’unité de travail « Personnel de bureau ».

ÉTAPE 2. Identifier les dangers

Pour chaque unité de travail, il conviendra d’identifier les dangers auxquels sont exposés les salariés. Selon une circulaire de 2002, le danger se définit comme la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance, d’une méthode de travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs (exemple simple : les objets tranchants, comme les couteaux de cuisine, sont intrinsèquement dangereux. L’absence d’étagère dans un local obligeant le salarié à se baisser tout au long de la journée pour venir y chercher des produits constitue une méthode de travail pouvant causer un dommage pour la santé du salarié).

 

Pour détecter ces dangers, le rédacteur du DUER devra notamment analyser : 

  • Le lieu de travail (présence d’eau sur les marches d’un escalier, surface glissante, absence d’étagère, couloir étroit, risques liés à la vétusté, pente raide, absence de signalétique pour réguler la circulation des véhicules dans un hangar, absence de climatisation préjudiciable au salarié, aération insuffisante, niveau sonore du lieu de travail trop élevé et qui n’a jamais été mesuré, risque électrique, zone de travail insuffisamment éclairée, clientèle potentiellement hostile...)
  • Le matériel d’entreprise (matériel inadapté ou ne répondant pas aux normes en vigueur)
  • Le comportement des salariés (absence de port des équipements de protection individuelle, utilisation des escabeaux comme poste de travail, management par l’affectif). 
  • Les processus de travail (aménagement des horaires inadaptés, changements fréquents d’organisation du travail)
  • Les éléments d’extranéités (intervention d’entreprises extérieures, chantier à proximité du lieu de travail)

ÉTAPE 3. Analyser les risques

Pour chaque danger, il conviendra d’analyser les risques, en d’autres termes, de déterminer les conséquences du danger sur la santé du salarié. Suivant les exemples mentionnés précédemment, un couteau entraîne des risques de coupures, l’absence d’étagère dans un local entraîne, pour le salarié, le risque de contracter un lumbago. Le rédacteur doit donc effectuer des recherches pour connaitre l’ensemble des conséquences qu’un comportement ou un objet donné peut avoir sur la santé d’un salarié.

Le rédacteur du DUER doit donc observer les salariés pendant leur travail, analyser les comportements, les méthodes de travail, interroger les salariés, et disposer de connaissances approfondies en matière de sécurité au travail. À défaut, il passera parfois à côté d’un risque, qui, s’il se réalise, pourra entraîner la mise en jeu de la responsabilité de l’employeur.

La collaboration de tous les acteurs de l’entreprise est nécessaire pour rédiger un DUER conforme aux prescriptions légales. La mise à contribution des salariés peut se faire de manière efficace par la distribution de fiches de risques sur lesquelles les salariés pourront cocher les risques auxquels ils pensent être soumis et faire part des observations qu’ils jugent utiles.

 

ÉTAPE 4. Proposer des actions de prévention

Il faudra, pour chaque risque recensé dans l’entreprise, trouver une action de prévention adaptée afin d’empêcher celui-ci de se réaliser. Exemple concret : 
L’absence d’étagère dans un local (danger), entraîne pour le salarié le risque de contracter un lumbago (risque), l'employeur pourrait donc installer des étagères dans ce placard afin d’éviter que le salarié n’ait besoin de se baisser (action de prévention). 
En règle générale, le DUER est composé de différents tableaux recensant les risques et les actions de prévention pour chaque unité de travail.

Dans certains cas, l’identification et l’analyse des risques peuvent s’avérer plus compliquées que dans l’exemple précédent, qui est un cas classique et basique. En effet, comme le précise une circulaire de 2002, la combinaison de facteurs liés à l’organisation du travail dans l’entreprise est susceptible de porter atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs, bien qu’ils ne puissent être nécessairement identifiés comme étant des dangers. À titre d’exemple, l’association du rythme de travail et de la durée du travail peut constituer un risque psychosocial comme notamment le stress pour le travailleur.

 

 

ÉTAPE 5. Classer les risques

Chaque entreprise doit mettre en place une méthode pour classer les risques. Il s’agit de déterminer les risques les plus importants dans l’entreprise et donc ceux qui exigent d’être traités en premier. Les critères à prendre en compte sont notamment, la fréquence du risque (1 fois par jour, 1 fois par an, 10 fois par heure), sa gravité (risque pouvant entraîner un arrêt de travail, le décès du salarié), le nombre de salariés exposés (tous, une unité de travail, plusieurs unités de travail). 
Les risques devront ensuite être classés dans des catégories cohérentes qui permettront une lecture efficace du DUER. Ainsi, plutôt que de créer dans le tableau du DUER une ligne concernant le risque de « coupure », il est préférable de prévoir une ligne consacrée aux « risques liés aux équipements de travail » dans laquelle l’on pourra préciser tous les risques liés aux équipements (coupure avec un couteau de boucherie, émissions sonores élevées d’un marteau piqueur). 
Le site de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) relève ainsi 17 grandes catégories de risques qu’il parait judicieux d’inclure, selon le type d’activité de l’entreprise, dans le DUER

 

1. Risques de trébuchement, heurt, ou autre perturbation du mouvement
2. Risques de chute de hauteur
3. Risques liés aux circulations internes de véhicules
4. Risques routiers en mission
5. Risques liés à la charge physique de travail
6. Risques liés à la manutention mécanique
7. Risques liés aux produits, aux émissions et aux déchets
8. Risques liés aux agents biologiques
9. Risques liés aux équipements de travail
10. Risques liés aux effondrements et aux chutes d’objets
11. Risques et nuisances liés au bruit
12. Risques liés aux ambiances thermiques
13. Risque d’incendie, d’explosion
14. Risques liés à l’électricité
15. Risques liés aux ambiances lumineuses
16. Risques liés aux rayonnements
17. Risques psychosociaux

ÉTAPE 6. Rédiger l’annexe obligatoire du DUER

Aux termes de l’article R4121-1-1 du Code du travail, l’employeur doit consigner en annexe du document unique la proportion de salariés exposés, au-delà d’un certain seuil (après application des mesures de protection collective et individuelle), à certains facteurs de pénibilité.

Pour rappel : 

  • les facteurs de pénibilités déjà applicables sont : le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes, le travail répétitif, le travail en milieu hyperbare. 
  • les facteurs de pénibilités applicables en juillet 2016 sont : les manutentions manuelles de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques, les agents chimiques, les températures extrêmes, le bruit. 

Ces facteurs de pénibilité et leur seuil correspondant sont fixés à l’article D4161-2 du Code du travail.

À titre d’exemple, l'employeur qui relève que 10 salariés de son entreprise sont amenés, dans l’exécution de leur travail, à effectuer plus de 15 actions techniques pour un temps de cycle inférieur ou égal à 30 secondes, ou plus de 30 actions techniques par minute (seuil figurant à l’article D. 4161-3 du Code du travail), devra indiquer en annexe du DUER que 10 salariés sont exposés au facteur de pénibilité « Travail répétitif ».

L’annexe du DUER ne doit pas être négligée puisqu’elle doit refléter les déclarations obligatoires de l’employeur en matière de pénibilité, déclarations qui permettront de déterminer le taux de cotisation additionnelle au titre de la pénibilité.

En effet : 

  • à partir de 2017, l’employeur est redevable d’une cotisation égale à 0,01% (que ses salariés soient soumis ou non à un facteur de pénibilité au-delà des seuils prévus), 
  • pour les années 2015 et 2016, l’employeur est redevable d’une cotisation additionnelle de 0,10 % des rémunérations perçues par les salariés exposés à un facteur de pénibilités au-delà des seuils prévus. (Cette cotisation est doublée si les salariés sont soumis à plus d’un facteur de pénibilité au-delà des seuils prévus, soit 0,20%). Le montant de la cotisation passe à 0,20 % à partir de 2017 (soit 0,40% en cas d’exposition à au moins deux facteurs de pénibilité). 

          (Article D4162-54 et D4162-55 du Code du travail)

2014

Préalable indispensable à toute stratégie de prévention, le document unique n’est à jour que dans 60% des entreprises françaises. Un résultat particulièrement faible pour un document obligatoire !

Seules 59 % des entreprises françaises interrogées dans le cadre de notre baromètre détiennent un document unique à jour. Un résultat surprenant alors que le document unique est obligatoire depuis 2001 et que l’absence de document unique à jour peut être sanctionné par des amendes pouvant aller de 1 500 à 3 000 euros*.

En recul de 5 points par rapport à 2011, ce chiffre est néanmoins à nuancer en fonction de la taille de l’entreprise. Les sociétés de plus de 5 000 collaborateurs sont ainsi plus de 80% à posséder un document unique à jour. Chez les PME/TPE, la donne est sensiblement différente puisqu’elles ne sont que 42% dans ce cas. Parmi les principales raisons évoquées, la difficulté de réaliser un tel document, son côté « long et fastidieux » et, parfois, une méconnaissance totale de son existence. Afin de tenir compte de cette donnée, les pouvoirs publics ont d’ailleurs modifié la fréquence de mise à jour du document unique pour les entreprises de moins de 11 salariés. L’article 53 de la loi n°2012-387 du 22 mars 2012, relative à la simplification du droit, indique, en effet, que ces dernières ne sont plus tenues d’effectuer cette opération de façon annuelle pour peu que soit garanti un niveau équivalent de protection de la santé et sécurité des travailleurs.

Et pourtant, le document unique a de nombreux avantages puisqu’en listant les risques potentiels susceptibles de menacer l’entreprise et ses salariés, il s’avère un excellent moyen de prévenir les accidents ou les maladies, voire parfois de mettre en valeur des procédures déjà existantes dans l’entreprise. En formalisant les bonnes pratiques, il permet également de simplifier la mise en place d’actions de prévention des accidents et des maladies professionnelles. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, il est donc important de réaliser un document unique qualitatif. Dans ce but, des organismes tels que les sociétés de tierce partie, les syndicats professionnels mais aussi les partenaires sociaux peuvent accompagner les entreprises qui le souhaitent.

* Quand le document unique n’existe pas, qu’il est insuffisant ou non mis à jour au moins une fois par an, l’employeur risque, en cas de contrôle, une amende de l’inspection du travail pouvant aller de 1 500 à 3 000 euros. Des cotisations supplémentaires (taux AT-MP) peuvent être imposées par les Carsat aux entreprises qui ne respectent pas les règles d’hygiène et de sécurité. Le montant de la cotisation supplémentaire ne peut cependant dépasser 25% de la cotisation normale.

N"hésitez pas à nous contacter, Aquila S&F est en mesure de vous aider à l'élaboration du D.U.

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Métier. Etre cordiste et travailler au bout d'un fil, de La Baule à Dubaï

11 Mai 2016, 08:00am

Publié par VASSEUR SANDRINE

Qui sont ces ouvriers suspendus dans les airs le long des immeubles ? Ce sont des cordistes : ils interviennent là où une nacelle ne peut pas être installée. Rencontre avec l'un d'entre eux, Denis Morand.

Portrait

C'est un homme que l'on aperçoit parfois sur un toit. Il se balade au bout d'un fil avec une agilité déconcertante. Non, ce n'est ni Batman ni Spiderman, mais un cordiste : un ouvrier du bâtiment dont la particularité est de travailler au bout d'une corde. Depuis cette année, l'entreprise Lang a créé Aléo travaux sur cordes, en partenariat avec loire, une branche dédiée à ce corps de métier et située à Sainte-Luce-sur-Loire.

Le plus haut cordiste du monde

Denis Morand, 39 ans et l'allure d'un moniteur d'escalade, a été recruté en janvier, mais il exerce cette profession depuis quinze ans. Auparavant, il habitait dans les Hautes-Alpes, travaillait comme pisteur l'hiver et cordiste l'été.

« On est plus proche de la spéléologie que de l'alpinisme, explique-t-il avec la clarté d'une personne qui aime son métier. Un alpiniste aura toujours les pieds sur un support. » Il intervient sur un immeuble de standing à La Baule, sous un grand ciel bleu. « On repose des pierres de parement », des sortes de dalles qui imitent la pierre de taille. L'édifice fait sept étages, pas de quoi lui donner le vertige : « Je suis allé sur le Burj Khalifa, à Dubaï, la plus haute tour du monde, pour installer un feu d'artifice. Pendant un instant, j'ai été le cordiste le plus haut de la planète, à 825 mètres. C'était très beau, je voyais jusqu'au sultanat d'Oman. À cet endroit, on a un peu envie d'avoir des ventouses au bout des doigts, mais le sol est tellement loin qu'on ne se rend pas vraiment compte de la distance. C'est plus impressionnant à mi-hauteur, quand on est au niveau des autres gratte-ciel. »

Ses interventions sont parfois moins grisantes, comme lorsqu'il doit changer des ampoules : dans un hangar d'Airbus pour éviter de déplacer un A320, ou dans un grand hall avec un sol trop fragile pour un échafaudage. Il travaille partout où il est normalement impossible d'avoir accès, y compris dans des cheminées d'industrie ou des silos : « Récemment, on a posé des gaines dans un carré de 1,50 m sur 1,50 m. »

Moins de risques que sur la route

Aujourd'hui, même si la tâche est moins compliquée, la concentration est bien présente. Denis Morand est assuré avec deux cordes, l'une pour travailler, l'autre pour la sécurité. Un collègue l'accompagne à chaque fois : François Joly, 50 ans. « On a moins de risque d'avoir un accident que sur la route, précise ce dernier. Ce ne sont pas des travaux très physiques, sauf s'il faut repeindre un pylône de 90 mètres. »

Aléo travaux sur cordes emploie quatre cordistes et prévoit d'augmenter ses effectifs à huit ou dix, car tant qu'il y aura des architectes qui ne réfléchissent pas à comment changer les ampoules de leurs créations, il y aura du travail.

SOURCE OUEST FRANCE - 04-05-2015
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