Médecine du travail : moins de médecins, plus de préventeurs
La réforme de la médecine du travail, en vigueur depuis 2012, entre peu à peu dans les faits. Avec quelques mots clés : pluridisciplinarité, prévention, priorisation des objectifs
Nouveaux risques professionnels, sensibilité accrue au sujet (voir encadré), raréfaction des postes de médecins du travail, emploi du temps extrêmement contraint par les visites médicales individuelles réglementaires, trop peu de disponibilité pour effectuer l'indispensable travail de prévention en entreprise... tels sont quelques uns des facteurs qui ont justifié la Réforme de la médecine du travail (RMT), entrée en vigueur en juillet 2012. Avec une évidence : la santé au travail est de moins en moins une question purement médicale. Certes, la mission officielle perdure : éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail. En revanche, la notion de santé au travail s'est élargie.
Champ d'action étendu. Et de fait, la liste des missions attribuées à la médecine du travail s'est, avec la dernière réforme sensiblement allongée. En clair, les médecins du travail devaient déjà veiller à la santé physique et psychologique des salariés, à leurs conditions de travail, aux risques professionnels. Rentrent désormais dans leurs responsabilités le harcèlement psychologique ou moral, la consommation d'alcools ou de drogues sur les lieux de travail, le maintien dans l'emploi, le suivi des expositions aux risques ou encore la pénibilité.
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