Accidents : SANCTIONS
QUELLES SONT LES SANCTIONS EN CAS D'ACCIDENTS DE CHUTE DE HAUTEUR ?
LA RESPONSABILITE PENALE DANS L’ENTREPRISE
CODE de la SECURITE SOCIALE
CODE du TRAVAIL
CODE PENAL
constituée lorsque 3 éléments sont réunis :
1 élément MORAL : volonté de commettre l’acte
Santé et sécurité au travail : premier comité de suivi
La santé et la sécurité au travail, thèmes particulièrement sensibles dans le secteur du BTP, ont continué au cours de l'année 2010 à nourrir un abondant contentieux, notamment en matière d'inaptitude du salarié, de maladies professionnelles, de harcèlement moral et d'accidents du travail.
La jurisprudence a pour but de protéger les salariés et favoriser l'indemnisation des victimes d'accidents du travail (AT) et de maladies professionnelles (MP). De récents arrêts font ainsi preuve d'exigences accrues en matière de prévention des risques professionnels. Avec, à la clé, de lourdes sanctions financières pour les entreprises.
Plus que jamais à l'honneur, l'obligation de sécurité de résultat de l'employeur en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs s'invite dans des décisions marquantes. En matière de harcèlement moral, par exemple, notion que la Cour suprême a entrepris d'affiner tout en précisant son régime. Il y a quelques mois et pour la première fois, les hauts magistrats ont aussi reconnu un préjudice spécifique d'anxiété dans l'affaire de l'amiante. De quoi générer une montée en puissance des contentieux sur le sujet. La Cour de cassation se montre, en outre, toujours plus attachée au respect des étapes de la procédure de l'inaptitude. Le point sur les décisions phares, avec les enseignements à en tirer pour les employeurs du secteur.
Retrouvez ce dossier dans le Moniteur n°5588 du 31 décembre 2010.
Source :
http://www.lemoniteur.fr/175-social/article/actualite/775537-sante-et-securite-au-travail-une-jurisprudence-abondante-en-2010
Mise à jour 15/03/2013
2013
Amendes avec sursis après un accident du travail.
Le gérant d’une société a écopé de 2 500 euros d’amende avec sursis mercredi à Bourgoin-Jallieu. Il devait répondre de blessures involontaires après un accident du travail subi par un salarié le 17 janvier 2011 à Bourgoin-Jallieu. Au titre de son entreprise, une amende de 13 000 euros a été prononcée alors que toutes les mesures de sécurité n’avaient pas été prises.
Chute mortelle d’un toit : l’employeur condamné
Alors qu’il intervenait, à Mondelange, sur une toiture, un ouvrier a fait une chute mortelle. L’employeur et la société ont été condamnés, hier.
source : LE REPUBLICAIN LORRAIN
« S’il n’était pas tombé là, il serait tombé ailleurs. » Les propos tenus par l’ex-employeur de la victime, à la barre du tribunal correctionnel de Metz, résonnent quasiment comme un aveu de faiblesse. Il était environ 10h, le 24 septembre 2009, à Mondelange, lorsque l’accident s’est produit (lire RL des 25 et 26/09/2009). Alors qu’une partie des échafaudages avait été démontée, la victime s’affairait sur l’avant du toit d’un immeuble lorsqu’elle a brutalement chuté, douze mètres plus bas. L’ouvrier, qui ne portait pas de harnais de sécurité au moment de l’accident, est décédé le lendemain à l’hôpital. Hier, son ex-employeur devait répondre, en tant que personne morale et physique, d’ homicide involontaire par personne morale par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence dans le cadre du travail. « J’avais formellement interdit l’accès à l’avant du toit de chantier qui était terminé, assure le prévenu. Certains disent qu’il serait allé balayer la cheminée. Sa mission était de nettoyer le bord arrière du toit et de démonter les sécurités. » « C’est un dossier malheureusement classique : celui d’une chute mortelle dans le cadre d’une activité de toiture alors qu’il existe un arsenal d’obligations pesant sur le chef d’entreprise », déplore Me Gobert (Thionville), avocat d’une partie civile. Le parquet requiert de 7 000 à 10 000 € d’amende pour la société et 2 500 € à l’encontre du chef d’entreprise.
En défense, Me Monheit (Colmar) rappelle que son « client, qui a formé des dizaines d’apprentis, n’avait jamais eu d’accident sérieux avant ce jour-là ». « La victime, qui avait déjà cinq ans de métier, n’avait pas reçu d’instruction pour aller à cet endroit. » Finalement, la société a été condamnée à 3 000 € d’amende, le chef d’entreprise a écopé de six mois avec sursis. Quant aux parties civiles, elles percevront 500 € de dommages et intérêts.
2008
Source : MULTIFORSE 12 nov 2008
Source : MULTIFORSE 12 nov 2008
Mise à jour : 25/03/2013
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